Laurent LABIT
Ingénieur Commercial Grands Comptes
Publié le 23/01/2026
Sortir du débat permanent sur les chiffres pour retrouver un pilotage efficace
Les directions financières n’ont jamais produit autant de reporting.
Jamais non plus elles n’ont été autant challengées sur la fiabilité de leurs chiffres.
Ce paradoxe est devenu courant : les chiffres sont là, disponibles, diffusés – mais ils ne font pas toujours autorité.
Quand un comité de direction commence par discuter des chiffres avant de discuter des décisions, ce n’est pas un problème de mise en forme ou d’outil. C’est le signal que la confiance s’est érodée quelque part dans la chaîne.
Ce constat est largement partagé. Une étude internationale publiée par BlackLine en janvier 2024 montre que près de 40 % des CFO ne font pas totalement confiance à l’exactitude des données financières de leur organisation.
Autrement dit : le reporting sort. Mais il ne permet plus toujours de trancher.
Trop de reporting, pas assez de pilotage
Chez Amelkis, pour concevoir nos solutions, nous explorons en profondeur les problématiques métiers et utilisateurs de nos clients.
Nous animons notamment plusieurs communautés réunissant des responsables financiers, au sein desquelles nous échangeons régulièrement sur des thèmes d’actualité.
Cela nous permet de rester alignés avec les attentes du terrain. Au cours de l’un de ces dîners, j’ai entendu une remarque surprenante :
« J’ai décommissionné 50 % des reportings que nous devions produire. Personne n’a réagi. »
Soyons honnêtes : la plupart des organisations ne manquent pas de reportings. Elles en produisent souvent trop.
Des dizaines de KPI, des tableaux mensuels, trimestriels, annuels, des extractions spécifiques « pour cette fois », des fichiers complémentaires « pour expliquer », des retraitements « pour réconcilier ».
Et pourtant, au moment de décider :
- on doute,
- on recalcule,
- on ajuste,
- on temporise.
Produire plus de chiffres n’a jamais créé plus de clarté. Au contraire, cela masque souvent les vrais problèmes.
Le coût est réel. Gartner estime que la mauvaise qualité des données coûte au moins 12,9 millions de dollars par an en moyenne aux organisations. Mais le coût le plus élevé reste invisible : la perte de crédibilité de la fonction finance.
Le vrai sujet : la chaîne de vérité
Un chiffre financier n’est jamais une donnée brute. C’est le résultat d’une chaîne :
données sources → transformations → règles de gestion → calculs → restitution → décision
Quand cette chaîne n’est ni gouvernée, ni tracée, ni structurée, la vérité se fragmente.
On peut produire des chiffres cohérents, des reportings bien présentés, et malgré tout être incapable de trancher rapidement.
Le problème n’est pas l’erreur ponctuelle – elle existera toujours. Le vrai danger, c’est la normalisation du doute.
À ce stade commencent à apparaître les classeurs Excel qui, à chaque étape, viennent compléter, corriger ou ajuster les chiffres, comme autant de rustines dans le processus de transformation de la donnée en KPI.
C’est précisément sur cette chaîne que se positionne une plateforme EPM.
Son rôle n’est pas de refaire les calculs différemment, mais de rendre la chaîne explicite, documentée et maîtrisée.
Amelkis EPM permet de centraliser données, règles et transformations dans un environnement unique, traçable et auditable.
Des contrôles complets et intuitifs sont déployés à chacune des étapes de la chaîne.
Les chiffres cessent d’être le résultat d’une succession de traitements implicites pour devenir un processus compréhensible et explicable.
KPI, Excel, IA : arrêtons de regarder au mauvais endroit
Des KPI qui n’aident plus à décider
Multiplier les indicateurs ne rend pas une organisation plus pilotée. Cela la rend souvent plus prudente, plus lente, plus défensive.
Un KPI qui ne déclenche aucune décision n’est pas un outil de pilotage. C’est un artefact.
Les directions financières les plus performantes l’ont compris depuis longtemps.
Selon le Hackett Group (relayé par CFO.com, juillet 2023), elles produisent jusqu’à 88 % de reporting en moins par milliard de dollars de chiffre d’affaires.
Moins d’indicateurs, mieux définis, plus stables, directement reliés à des décisions : voilà le vrai progrès.
La qualité de la donnée : le problème silencieux
La fiabilité du reporting se joue très en amont, bien avant le calcul des KPI ou la restitution des chiffres.
Dans de nombreuses organisations, les problèmes de qualité de données sont connus, mais tolérés :
- référentiels incomplets ou incohérents (tiers, axes analytiques, projets, produits),
- sources multiples mal synchronisées,
- règles de saisie hétérogènes selon les entités,
- champs libres utilisés faute de mieux,
- doublons, valeurs manquantes, formats non standardisés.
Ces dysfonctionnements ne provoquent pas toujours des erreurs visibles immédiatement.
Ils produisent quelque chose de plus pernicieux : une fragilité diffuse.
La finance passe alors une part croissante de son temps à rapprocher, corriger, expliquer, justifier.
Selon Gartner, la mauvaise qualité des données coûte en moyenne au moins 12,9 millions de dollars par an aux organisations.
Mais au-delà du coût financier, l’impact le plus critique reste la perte de confiance progressive dans les chiffres produits.
Les échanges menés lors de la préparation du webinaire ont fait ressortir un point clé :
la qualité de la donnée ne se “nettoie” pas efficacement en bout de chaîne.
Plus les contrôles arrivent tard, plus les corrections deviennent manuelles, plus les arbitrages sont subjectifs, et plus la pression de clôture remplace la robustesse du processus.
À l’inverse, les organisations qui améliorent durablement la fiabilité de leur reporting déplacent les contrôles au plus près des sources, au moment de la production de la donnée, avec des règles explicites et partagées.
La qualité de la donnée devient alors un sujet opérationnel continu, et non un exercice de rattrapage en fin de cycle.
Excel n’est pas le problème – l’absence de gouvernance, si
Excel est un excellent outil individuel. Il devient un très mauvais système collectif.
Dans beaucoup d’organisations, Excel est devenu une infrastructure critique non documentée : fichiers locaux, versions multiples, macros opaques, dépendance à quelques experts.
Les études récentes confirment ce que tous les CFO expérimentés savent déjà :
- 94 % des feuilles de calcul utilisées pour la prise de décision contiennent des erreurs,
- 90 % des fichiers complexes (plus de 150 lignes) comportent au moins une erreur majeure.
Le sujet n’est pas le niveau des équipes. C’est qu’Excel n’a jamais été conçu pour porter, seul, un processus collectif critique à l’échelle d’un groupe.
Amelkis a intégré Office depuis longtemps. Il est possible d’utiliser toute la souplesse d’Excel ou de Word comme outils d’analyse et de restitution, tout en embarquant les fonctionnalités avancées d’Amelkis (zoom, aide au paramétrage, IA).
Les données, les versions et les référentiels restent toutefois dans la source de vérité unique qu’est l’application.
L’IA ne sauvera pas un reporting mal fondé
Ajouter de l’IA à un reporting non gouverné, c’est souvent accélérer un problème existant.
On détecte plus vite des incohérences structurelles. On projette plus loin à partir de données instables.
L’IA a une vraie valeur en finance, mais uniquement lorsqu’elle s’appuie sur :
- des données fiables,
- des règles explicites,
- des processus tracés.
Sans cela, elle n’est qu’un amplificateur de bruit.
L’IA est un renfort, pas un substitut.
Dans Amelkis EPM, elle intervient à chacune des étapes de la chaîne de vérité, depuis l’aide à l’import de données — en analysant les fichiers importés et en créant les tables de transcodification nécessaires à leur intégration — jusqu’à l’aide à la projection, toujours sur la base de données gouvernées et de règles maîtrisées.
La fiabilité passe aussi par l’implication des équipes
La qualité de l’information dépend directement de l’implication des équipes à tous les niveaux.
Un reporting peut être techniquement solide et rester fragile s’il est vécu comme descendant, opaque ou déconnecté du terrain.
Impliquer les équipes, expliquer le calcul des KPI aux experts locaux, c’est détecter plus tôt des erreurs potentielles dans les règles ou les sources.
C’est aussi récupérer des informations plus fiables et plus précises, plus rapidement.
Lorsque les équipes comprennent les règles, voient l’usage réel des données qu’elles produisent et peuvent expliquer les écarts, la qualité progresse mécaniquement.
La fiabilité n’est pas uniquement un sujet d’outils. C’est un sujet de responsabilités, de clarté et de dialogue.
Une solution EPM moderne crée ce cadre d’échange. Elle rend visibles les règles, explicites les écarts et responsabilise les contributeurs.
Amelkis EPM a été conçu pour être utilisé directement par les équipes finance et contrôle de gestion.
Il associe un modèle groupe structurant et une flexibilité dans le paramétrage local, favorisant un dialogue de gestion entre local et central plutôt qu’une production strictement descendante.
Ce qui fonctionne vraiment (et qui n’est pas très vendeur)
Sur le terrain, les organisations qui restaurent durablement la confiance dans leurs chiffres font surtout des choses rigoureuses :
- une source de vérité claire et partagée,
- des KPI peu nombreux et gouvernés,
- des règles intégrées dans les systèmes,
- des contrôles continus,
- une implication réelle des équipes,
- la capacité à faire évoluer le pilotage sans fragiliser la confiance.
Ces leviers sont souvent discrets, mais ils produisent des effets mesurables et durables.
C’est précisément ce que permet une plateforme EPM bien conçue : fournir un socle fiable, évolutif et maîtrisable dans la durée.
Conclusion : Passer du reporting produit au pilotage assumé
Un reporting fiable n’est pas un luxe. C’est un prérequis pour piloter une organisation complexe.
Une finance moderne n’est pas celle qui produit plus de chiffres.
C’est celle qui permet de décider vite sur des chiffres qui ne se discutent plus.
La promesse d’Amelkis EPM est de permettre aux directions financières de reprendre la maîtrise de leurs chiffres, de leur pilotage et de leur crédibilité, en proposant une solution intuitive, des contrôles intelligents à toutes les étapes de la chaîne de vérité, un dialogue de gestion facilité et une utilisation efficace de l’IA.
La question n’est donc plus : « Avez-vous des reportings ? »
Mais bien : « Avez-vous un socle suffisamment fiable pour piloter sans recontestation permanente ? »
Votre reporting financier est-il vraiment fiable ?
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