Laurent LABIT
Ingénieurs commercial Grands Comptes
Publié le 08/06/2026
Dans l’EPM, le futur arrive tous les six mois.
Tous les semestres, le marché annonce une nouvelle révolution : “finance augmentée”, “pilotage temps réel”, “AI-driven performance management”, “continuous forecasting”, “agents IA”…
Sur le papier, tout a changé.
Les plateformes sont plus modernes. Les interfaces sont plus belles. Les roadmaps parlent toutes d’IA générative. De nouveaux acteurs arrivent. Les fonds d’investissement rachètent tout ce qui ressemble de près ou de loin à un logiciel finance.
Et pourtant…
Dans beaucoup de projets EPM, la réalité opérationnelle ressemble encore furieusement à celle des années 2000.
Les projets restent souvent très longs, avec des phases de cadrage interminables et des ateliers de paramétrage qui s’enchaînent pendant des mois. Les équipes finance découvrent progressivement l’ampleur réelle du chantier… et les coûts de mise en œuvre explosent.
Les interfaces ont changé.
Les slides aussi.
Mais beaucoup de projets EPM continuent encore à être menés comme en 2005.
Le paradoxe du marché EPM : tout le monde parle d’agilité… avec des projets toujours plus lourds
C’est le paradoxe le plus frappant du marché aujourd’hui.
Les directions financières demandent plus de rapidité, plus de flexibilité, plus d’autonomie et des outils plus simples à faire évoluer.
Et dans le même temps, beaucoup de projets EPM restent encore construits comme de grands projets ERP des années 2000.
On continue parfois à repartir d’une feuille blanche, surparamétrer des besoins relativement classiques, reconstruire des mécaniques qui existent déjà ailleurs et mobiliser des armées de consultants pendant des mois.
Le plus ironique dans l’histoire ?
La plupart des besoins exprimés par les directions financières sont devenus extrêmement classiques : consolidation statutaire, intercompany, reporting groupe, budget, forecast, cash, analyse de marge, pilotage multi-activité ou scénarios.
Rien de révolutionnaire.
Et pourtant, le marché continue parfois à traiter ces sujets comme s’il fallait réinventer la roue à chaque projet.
Le grand secret du marché EPM : une bonne partie des projets consistent encore à reconstruire du déjà-vu
C’est probablement le sujet dont on parle le moins.
Dans énormément de projets, une partie considérable du temps, du budget et du paramétrage consiste simplement à reconstruire des mécanismes déjà connus : workflows de validation, règles de consolidation, logiques de reporting, structures budgétaires, gestion des intercos ou modèles de forecast.
Autrement dit : beaucoup de projets “sur mesure” consistent surtout à refaire ce qui existe déjà dans la majorité des groupes.
Avec parfois plusieurs centaines de jours de paramétrage pour recréer des mécaniques finance utilisées partout depuis vingt ans.
Et c’est souvent là que commence le vrai problème.
Parce qu’après le projet vient la vraie vie : les acquisitions, les nouveaux reportings, les changements de périmètre, les évolutions réglementaires et les demandes de la direction générale qui arrivent “pour vendredi si possible”.
Et soudain, une plateforme censée apporter de l’agilité devient elle-même difficile à faire évoluer.
Pendant longtemps, le marché a implicitement considéré qu’une plateforme puissante devait forcément devenir complexe à maintenir.
C’est précisément cette équation qui commence aujourd’hui à être remise en question.
Pendant ce temps-là, les équipes finance continuent à vivre dans Excel
Un autre grand malentendu du marché EPM.
Tout le monde annonce la fin d’Excel depuis vingt ans.
Et pourtant, dans la vraie vie, les directions financières continuent massivement à travailler dedans.
Pourquoi ?
Parce qu’Excel reste rapide, souple, universel et immédiatement exploitable par les équipes finance.
Excel n’a d’ailleurs jamais vraiment été le problème.
Dans beaucoup d’entreprises, il reste même la partie qui fonctionne le mieux.
Le sujet est plutôt tout ce qui finit par se reconstruire autour.
Des fichiers de contrôle.
Des reportings parallèles.
Des retraitements IFRS réalisés à la dernière minute.
Des simulations conservées hors plateforme parce qu’il est plus simple de les faire évoluer dans Excel.
Parfois même des intercos recalculés manuellement pour tenir les délais de clôture.
Simplement parce que les équipes ont besoin de continuer à travailler vite.
Ce qui change réellement en 2026
L’évolution la plus importante du marché EPM n’est probablement pas l’IA.
Le vrai changement est peut-être beaucoup moins spectaculaire.
Le marché commence enfin à accepter une idée simple : tout ne devrait plus être paramétré depuis zéro.
Il devient possible de distinguer :
- ce qui relève réellement du spécifique métier ;
- et ce qui devrait simplement exister nativement dans une plateforme moderne.
Et c’est précisément là qu’une nouvelle génération d’approches commence à émerger.
Des approches où la consolidation est déjà prête, où les modèles FP&A sont préstructurés, où les workflows existent déjà et où le projet consiste davantage à adapter intelligemment qu’à reconstruire entièrement.
L’objectif n’est évidemment pas de rigidifier le pilotage ou d’imposer un modèle unique à toutes les organisations.
Le vrai enjeu est surtout d’éviter de surparamétrer des sujets devenus relativement standards afin de concentrer l’effort là où la valeur métier existe réellement.
La différence est énorme.
Résultat : moins de paramétrage, moins de développements spécifiques et surtout beaucoup moins de dette fonctionnelle à maintenir ensuite.
Et surtout : des projets beaucoup plus rapides à mettre en œuvre et à faire évoluer.
L’IA peut aussi être utile en enlevant du travail inutile
Le marché adore aujourd’hui montrer des copilotes capables de résumer un dashboard en langage naturel.
Très honnêtement, peu de directions financières attendaient avec impatience un chatbot capable de commenter un EBITDA.
Le vrai sujet est beaucoup plus terre-à-terre : comment réduire le temps passé à construire, maintenir et faire évoluer la plateforme elle-même ?
C’est là que les choses deviennent réellement intéressantes.
Lorsque des outils permettent désormais de dessiner des paramétrages directement dans Excel, de générer automatiquement les pages HTML correspondantes, de produire les règles associées ou d’automatiser une partie du build.
Là, on commence à parler d’un gain opérationnel réel comme accélérateur concret de mise en œuvre et d’évolution.
Et lorsqu’une plateforme permet en parallèle de réduire fortement le niveau de paramétrage nécessaire grâce à un socle déjà prêt à l’emploi, l’impact devient immédiatement visible : projets plus courts, coûts plus maîtrisés, moins de complexité et davantage d’autonomie pour les équipes finance.
Le marché commence enfin à changer d’approche
C’est précisément le type d’approche que certains acteurs commencent enfin à pousser sur le marché.
Chez Amelkis, c’est le pari fait depuis plusieurs années.
L’idée est finalement assez simple : partir d’un socle déjà prêt pour concentrer l’effort là où la valeur métier existe réellement.
La réalité du marché est que beaucoup de groupes ont aujourd’hui des besoins relativement proches : consolidation, intercompany, reporting, budget, forecast ou pilotage de la performance.
Pourquoi continuer à reconstruire systématiquement ce qui peut déjà exister de manière standardisée et immédiatement exploitable ?
L’approche consiste donc à s’appuyer sur :
- un socle consolidation déjà prêt ;
- un FP&A pensé pour la simulation, le what-if et des cycles de pilotage beaucoup plus rapides ;
- des outils de paramétrage beaucoup plus accessibles ;
- et une couche IA réellement orientée productivité.
Avec un objectif très concret : réduire fortement le temps de build, le volume de paramétrage et la dépendance aux développements spécifiques.
Autrement dit : remettre un peu de pragmatisme dans un marché qui a parfois eu tendance à compliquer des sujets devenus relativement standards.
Et si le vrai luxe devenait enfin la simplicité ?
Pendant des années, le marché EPM a souvent valorisé la sophistication : toujours plus de paramétrage, toujours plus de spécifique, toujours plus de complexité.
Comme si un projet réussi devait forcément être un projet lourd.
En 2026, beaucoup de directions financières commencent au contraire à rechercher autre chose : des projets plus rapides, des plateformes plus simples à faire évoluer, des équipes plus autonomes et moins de dépendance technique.
Parce qu’au fond, une plateforme EPM n’est pas censée devenir un projet permanent.
Elle est censée aider la finance à piloter l’entreprise plus vite et plus sereinement.
Et honnêtement, continuer à reconstruire pendant des mois des mécaniques finance déjà connues n’a plus grand-chose d’innovant.
Le vrai progrès n’est pas d’ajouter de la complexité.
Il est de réussir à en enlever.
Découvrez notre plateforme Amelkis EPM
Demandez une démo gratuite d’Amelkis EPM →
Démonstration gratuite – Réponse sous 24h – Sans engagement
